lunes, 11 de julio de 2016
jueves, 2 de junio de 2016
Chiens de garde?
par Jacques Sapir ·
Plusieurs affaires viennent de secouer les médias. Si elles sont différentes dans leur détail elles posent toutes la question du droit à l’information et, au-delà du « respect », tant celui qui est dû aux journalistes, une profession qui subit de par le monde des agressions multiples et souvent meurtrières, que celui qui est dû par ces mêmes journalistes à leurs lecteurs, ou leurs auditeurs, ou leurs spectateurs. Car, pout pouvoir exiger – et souvent à juste titre – d’être respectés, les journalistes doivent être respectables. Que certains d’entre eux ne le soient plus est une évidence. C’est elle qui nourrit la prolifération de la « presse » sur internet, domaine ou le meilleur côtoie souvent le pire. Et, si cette prolifération assure un certain pluralisme, elle conduit aussi parfois à une cacophonie où le lecteur à bien du mal à se faire une idée de la fiabilité des sources. C’est ce qui alimente tant les « théories du complot » que la dénonciation, parfois pas si innocente que cela, du « complotisme ». Et de fait, il faut reconnaître que même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis…
La deuxième affaire concerne l’émission de France-2 Des Paroles et Des Actes où était invité Jean-Luc Mélenchon jeudi 26 mai[3]. On sait que dans cette émission François Lenglet, membre de la rédaction du JT de France-2 prononça des propos calomniateurs sur le président dans le seul but de mettre l’invité en difficulté. Cette affaire s’est retournée contre le sieur Lenglet, l’obligeant, ainsi que France-2, à publier une rétractation honteuse[4]. Mais ce ne fut pas le seul scandale dans cette émission. Deux personnes avaient été choisies pour interpeler Jean-Luc Mélenchon, un boulanger à la mode, fournisseur de l’Elysée et certes pas représentatif des artisans avec ses 17 employés, et une jeune femme, Mme Cécile Imart-Bruno que l’on présentait comme un cadre ayant fait le choix d’un « retour à la terre » et qui s’est avérée être un ancien responsable financier de Bolloré au Chili, membre de la FNSEA (en dépit de ses dénégations, elle a été nommé par décret[5] au Conseil national de la transition écologique, au titre de la FNSEA[6]) et copinant avec des dirigeants socialistes, dont le Ministre de l’agriculture M. Le Foll. Si le choix de ces personnes relève de l’arbitraire de toute émission de télévision, le fait pour France-2 de ne pas les avoir présentés pour ce qu’ils étaient constitue un autre mensonge, et de fait confirme le fait que l’on avait voulu monter un traquenard à Jean-Luc Mélenchon. Ceci, venant en plus de l’affaire Lenglet déjà évoquée, condamne l’organisateur de cette émission, David Pujadas, et lui retire toute légitimité à se poser en journaliste impartial. Au delà, cette multiplication d‘incidents graves interpelle la direction de France-2 sur son éthique.
La troisième affaire est bien entendu la grève du syndicat du livre CGT lors de la journée d’action du mardi 24 mai, grève qui a frappé les journaux ayant refusé de passer la tribune de Martinez, le « patron » de la CGT. Ceci a provoqué un bel élan d’unanimisme de la part des éditorialistes pour dénoncer ce qu’ils appellent des « pressions inacceptables » et une atteinte à la liberté d‘opinion de la part de la CGT.
Et c’est bien le non-respect de cette simple règle dans les principaux journaux qui aujourd’hui pose problème. Ce qui menace aujourd’hui la démocratie dans notre pays n’est donc pas tant l’action de la CGT, quoi que l’on puisse penser de cette dernière mais le comportement hostile au pluralisme de la majorité des responsables de la presse, qu’elle soit écrite ou audio-visuelle. Non qu’un journaliste n’ait pas à avoir ses propres opinions, ni qu’un journal n’ait pas à avoir de ligne éditoriale. L’existence de positions politiques sur différents sujets est parfaitement légitime. Elle est même nécessaire. Mais, ces positions ne devraient pas interférer avec l’impératif du pluralisme. Les journalistes devraient avoir à cœur de toujours distinguer clairement ce qui relève de leurs opinions, qu’elles soient personnelles ou collectives de la présentation de l’ensemble des opinions sur un sujet donné. Ce comportement s’impose d‘autant plus que les différents sondages montrent qu’une majorité de l’opinion est hostile en tout ou partie à la loi El Khomri.
Le non-respect de cette règle de comportement pose aujourd’hui un problème majeur dans la société française. Ce non-respect ne date pas du mouvement actuel contre la loi El Khomri. On avait pu déjà noter ce phénomène lors du débat qui avait accompagné le référendum de 2005 où près de 90% des éditorialistes, mais aussi des papiers et opinions publiés allaient dans le sens du « oui », alors qu’en définitive ce fut le « non » qui l’emporta[7]. Du 1er janvier au 31 mars 2005, le rapport entre les temps de parole donnait, pour l’ensemble des émissions (soit les journaux télévisés, les émissions politiques et les émissions de divertissement), 71 % aux partisans du « oui » contre 29 % aux partisans du « non ». Pour les seuls journaux télévisés, le « oui » bénéficiait de 73 % du temps contre 27 % pour le « non »[8].
Et l’on retrouve cette configuration de manière récurrente dès que l’on aborde les questions européennes. Le pluralisme affiché par les différents organes de presse disparait alors et laisse la place à un quasi-unanimisme. Or, ceci ne correspond nullement à la palette des opinions dans la société française. Il convient donc de s’interroger sur ce journalisme « hors sol » ou quelques dizaines d‘éditorialistes et de journalistes considèrent non seulement qu’ils ont raison contre l’ensemble de la société (ce qui pourrait se concevoir) mais que leur position leur donne le droit de supprimer ou de discréditer – comme on l’a vu avec Jean-Luc Mélenchon dans DPDA – tout ce qui ne correspond pas à leur opinion.
Ces journalistes semblent donc se considérer comme les dépositaires d‘une « rente » dont ils usent et abusent à leur guise, ce que l’on avait déjà constaté en 2005[9]. Que ce type de comportement engendre alors une légitime colère chez ceux dont les opinions sont privées de ce droit à l’expression est alors pleinement compréhensible.
Mais, si cette concentration de la propriété a son importance, elle est loin de tout expliquer. Si au sein des journalistes la compréhension que la défense de leurs opinions doit nécessairement s’accompagner d’une défense réelle du pluralisme et du respect de l’opinion d’autrui était mieux ancrée, gageons que les grands magnats de la presse seraient bien forcés de s’en accommoder. La concentration de la propriété ne peut aujourd’hui prendre l’importance politique qui est la sienne que parce qu’au sein de la « communauté » des journalistes et des éditorialistes s’est développée l’idée que la fonction confère à qui l’occupe un droit absolu de tenter de diriger les consciences.
Il faut donc bien comprendre la relation dialectique qu’il y a entre les bases matérielles de la production journalistique (les structures de propriété) et l’idéologie particulière développée par une partie des journalistes. Il faut aussi en mesurer les conséquences. Ce comportement de « rentier » qui est le leur, et qui trouve donc sa source tant dans cette structure de propriété que dans la représentation particulière du « rôle » du journaliste s’apparentant au curé d’antan (le « directeur de conscience ») induit désormais une méfiance généralisée à l’égard des sources traditionnelles d’information. Cette méfiance à provoqué le développement de sources alternatives, certaines de bonne qualité, d‘autres de qualité plus que médiocre. On peut toujours fulminer des anathèmes contre les sources de mauvaise qualité. La vérité est que le discrédit qui touche les sources traditionnelles est aujourd’hui tel que le développement de sources alternatives est inévitable et qu’il faut même souhaiter que de nouvelles sources puissent se développer avec le niveau de professionnalisme suffisant afin de faire concurrence aux sources traditionnelles qui ont failli.
Cet « élément de désordre » est la liberté elle-même. Il peut déranger des habitudes et des routines, et en cela provoquer des réactions négatives. Mais sans cet élément de désordre, que ce dernier prenne la forme de grèves ou de blocages divers, c’est à la liberté elle-même qu’il nous faudrait renoncer. Voilà donc ce qu’il convient de rappeler à cette communauté des journalistes si prompt à s’enflammer pour sa propre défense et si oublieuse des principes au nom desquels elle prétend agir.
Julien Benda déplorait l’abandon par les intellectuels eux-mêmes de leur fonction critique. Il en déduisait l’entrée dans un âge d’organisation intellectuelle des haines politiques. Or c’est bien ce que nous avons vu à l’œuvre a travers ces trois affaires. Benda attribuait au « culte du succès » la trahison des intellectuels de son temps. Ce culte du succès n’est pas moindre aujourd’hui. Il ajoutait alors : « Nous ne demandons pas au chrétien de ne point violer la loi chrétienne, nous lui demandons, s’il la viole, de savoir qu’il la viole« . C’est la même chose qu’il convient de demander aux journalistes. Non pas qu’ils ne fassent plus de politique mais qu’ils respectent ceux qui ne pensent pas comme eux. Faute de quoi nous pourrons considérer qu’ils ne sont que les chiens de garde du système.
[1] https://blogs.mediapart.fr/patrick-abate-talange/blog/310516/aude-lancelin-victime-dune-presse-en-mal-dindependance
[2] http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/05/20/97002-20160520FILWWW00413-l-obs-l-intersyndicale-contre-un-licenciement-d-aude-lancelin.php
[3] http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-du-jeudi-26-mai-2016_1458257.html
[4] http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-mise-au-point-de-francois-lenglet_1475667.html
[5] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029368747
[6] http://www.jlm2017.fr/les_mensonges_de_la_fnsea_ja_bras_arme_de_l_agro_industrie
[7] Sapir J., La fin de l’euro-libéralisme, Le Seuil, Paris, 2006.
[8]. Chiffres présentés lors de l’émission du 10 avril 2005 et installés sur le site ACRIMED le 11 avril, à l’adresse : http://www.acrimed.org/article1980.html .
[9] Lordon F., « La procession des fulminants », texte installé sur le site ACRIMED, http://www.acrimed.org/article2057.html
[10] Benda J., La
Trois affaires
Reprenons donc sur trois affaires qui ont défrayées la chronique récemment. La première est le licenciement par l’Obs (ex-Nouvel Observateur) d’Aude Ancelin, une journaliste connue qui cumulait, pour certains des actionnaires de ce journal, le tort d‘avoir écrit des articles empreint de sympathie pour le mouvement « Nuit Debout » et d‘être la compagne de l’un de ses animateurs, Fréderic Lordon[1]. Le scandale ici vient des motifs invoqués pour ce licenciement. On a prétendu qu’elle aurait écrit des articles « anti-démocratiques » et cela sans apporter le moindre commencement de preuve dans une accusation d’une telle gravité[2]. Il s’agit clairement d’une pratique du journalisme de la part des actionnaires de cet hebdomadaire (dont M. Bergé) qui relève du plus pur gangstérisme.La deuxième affaire concerne l’émission de France-2 Des Paroles et Des Actes où était invité Jean-Luc Mélenchon jeudi 26 mai[3]. On sait que dans cette émission François Lenglet, membre de la rédaction du JT de France-2 prononça des propos calomniateurs sur le président dans le seul but de mettre l’invité en difficulté. Cette affaire s’est retournée contre le sieur Lenglet, l’obligeant, ainsi que France-2, à publier une rétractation honteuse[4]. Mais ce ne fut pas le seul scandale dans cette émission. Deux personnes avaient été choisies pour interpeler Jean-Luc Mélenchon, un boulanger à la mode, fournisseur de l’Elysée et certes pas représentatif des artisans avec ses 17 employés, et une jeune femme, Mme Cécile Imart-Bruno que l’on présentait comme un cadre ayant fait le choix d’un « retour à la terre » et qui s’est avérée être un ancien responsable financier de Bolloré au Chili, membre de la FNSEA (en dépit de ses dénégations, elle a été nommé par décret[5] au Conseil national de la transition écologique, au titre de la FNSEA[6]) et copinant avec des dirigeants socialistes, dont le Ministre de l’agriculture M. Le Foll. Si le choix de ces personnes relève de l’arbitraire de toute émission de télévision, le fait pour France-2 de ne pas les avoir présentés pour ce qu’ils étaient constitue un autre mensonge, et de fait confirme le fait que l’on avait voulu monter un traquenard à Jean-Luc Mélenchon. Ceci, venant en plus de l’affaire Lenglet déjà évoquée, condamne l’organisateur de cette émission, David Pujadas, et lui retire toute légitimité à se poser en journaliste impartial. Au delà, cette multiplication d‘incidents graves interpelle la direction de France-2 sur son éthique.
La troisième affaire est bien entendu la grève du syndicat du livre CGT lors de la journée d’action du mardi 24 mai, grève qui a frappé les journaux ayant refusé de passer la tribune de Martinez, le « patron » de la CGT. Ceci a provoqué un bel élan d’unanimisme de la part des éditorialistes pour dénoncer ce qu’ils appellent des « pressions inacceptables » et une atteinte à la liberté d‘opinion de la part de la CGT.
Démocratie et pluralisme
Il faut considérer en réalité ces trois affaires comme liées. Car, si l’on veut pouvoir prétendre que l’action de la CGT a bien été une atteinte à la liberté d‘opinion il faut démontrer que cette liberté existait bien au préalable. Or, c’est le contraire que montrent les deux autres affaires. Et l’on en revient au problème évoqué en introduction : si les journalistes veulent être respectés, ils doivent être respectables. Le fait de chercher à imposer une opinion unique à la presse est une attitude inacceptable. Mais, tel n’était pas la demande de la CGT qui souhaitait simplement qu’une règle de pluralisme d’opinions soit respectée.Et c’est bien le non-respect de cette simple règle dans les principaux journaux qui aujourd’hui pose problème. Ce qui menace aujourd’hui la démocratie dans notre pays n’est donc pas tant l’action de la CGT, quoi que l’on puisse penser de cette dernière mais le comportement hostile au pluralisme de la majorité des responsables de la presse, qu’elle soit écrite ou audio-visuelle. Non qu’un journaliste n’ait pas à avoir ses propres opinions, ni qu’un journal n’ait pas à avoir de ligne éditoriale. L’existence de positions politiques sur différents sujets est parfaitement légitime. Elle est même nécessaire. Mais, ces positions ne devraient pas interférer avec l’impératif du pluralisme. Les journalistes devraient avoir à cœur de toujours distinguer clairement ce qui relève de leurs opinions, qu’elles soient personnelles ou collectives de la présentation de l’ensemble des opinions sur un sujet donné. Ce comportement s’impose d‘autant plus que les différents sondages montrent qu’une majorité de l’opinion est hostile en tout ou partie à la loi El Khomri.
Le non-respect de cette règle de comportement pose aujourd’hui un problème majeur dans la société française. Ce non-respect ne date pas du mouvement actuel contre la loi El Khomri. On avait pu déjà noter ce phénomène lors du débat qui avait accompagné le référendum de 2005 où près de 90% des éditorialistes, mais aussi des papiers et opinions publiés allaient dans le sens du « oui », alors qu’en définitive ce fut le « non » qui l’emporta[7]. Du 1er janvier au 31 mars 2005, le rapport entre les temps de parole donnait, pour l’ensemble des émissions (soit les journaux télévisés, les émissions politiques et les émissions de divertissement), 71 % aux partisans du « oui » contre 29 % aux partisans du « non ». Pour les seuls journaux télévisés, le « oui » bénéficiait de 73 % du temps contre 27 % pour le « non »[8].
Et l’on retrouve cette configuration de manière récurrente dès que l’on aborde les questions européennes. Le pluralisme affiché par les différents organes de presse disparait alors et laisse la place à un quasi-unanimisme. Or, ceci ne correspond nullement à la palette des opinions dans la société française. Il convient donc de s’interroger sur ce journalisme « hors sol » ou quelques dizaines d‘éditorialistes et de journalistes considèrent non seulement qu’ils ont raison contre l’ensemble de la société (ce qui pourrait se concevoir) mais que leur position leur donne le droit de supprimer ou de discréditer – comme on l’a vu avec Jean-Luc Mélenchon dans DPDA – tout ce qui ne correspond pas à leur opinion.
Ces journalistes semblent donc se considérer comme les dépositaires d‘une « rente » dont ils usent et abusent à leur guise, ce que l’on avait déjà constaté en 2005[9]. Que ce type de comportement engendre alors une légitime colère chez ceux dont les opinions sont privées de ce droit à l’expression est alors pleinement compréhensible.
Les rentiers d’un système
On dira que, compte tenu de la structure de la propriété des organes de presse, tout ceci est logique. En effet, 6 hommes détiennent une large part des médias français.
Tableau-1
| Arnault, Bernard | Bolloré, Vincent | Bouygues, Martin | Dassault Serge | Drahi Patrick | Lagardère Arnaud | |
| Journaux | Le Parisien Les Echos | Le Figaro | Libération L’Express | Le Point | ||
| Médias audio-visuels | Canal+ I-Télé Direct 8 | TF1 LCI Eurosport | BFM-TV RMC |
Mais, si cette concentration de la propriété a son importance, elle est loin de tout expliquer. Si au sein des journalistes la compréhension que la défense de leurs opinions doit nécessairement s’accompagner d’une défense réelle du pluralisme et du respect de l’opinion d’autrui était mieux ancrée, gageons que les grands magnats de la presse seraient bien forcés de s’en accommoder. La concentration de la propriété ne peut aujourd’hui prendre l’importance politique qui est la sienne que parce qu’au sein de la « communauté » des journalistes et des éditorialistes s’est développée l’idée que la fonction confère à qui l’occupe un droit absolu de tenter de diriger les consciences.
Il faut donc bien comprendre la relation dialectique qu’il y a entre les bases matérielles de la production journalistique (les structures de propriété) et l’idéologie particulière développée par une partie des journalistes. Il faut aussi en mesurer les conséquences. Ce comportement de « rentier » qui est le leur, et qui trouve donc sa source tant dans cette structure de propriété que dans la représentation particulière du « rôle » du journaliste s’apparentant au curé d’antan (le « directeur de conscience ») induit désormais une méfiance généralisée à l’égard des sources traditionnelles d’information. Cette méfiance à provoqué le développement de sources alternatives, certaines de bonne qualité, d‘autres de qualité plus que médiocre. On peut toujours fulminer des anathèmes contre les sources de mauvaise qualité. La vérité est que le discrédit qui touche les sources traditionnelles est aujourd’hui tel que le développement de sources alternatives est inévitable et qu’il faut même souhaiter que de nouvelles sources puissent se développer avec le niveau de professionnalisme suffisant afin de faire concurrence aux sources traditionnelles qui ont failli.
Une trahison des clercs
Ce n’est pas la première fois que l’on constate ce phénomène en France. Avant la seconde guerre mondiale Julien Benda avait écrit un livre remarquable sur ce qu’il appelait la « trahisons des clercs »[10]. Il écrivait, dans la seconde préface à l’édition de 1947 de cet ouvrage : « Tout esprit libre reconnaîtra que l’idéal politique inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme ou la Déclaration américaine de 1776 présente éminemment un idéal de clerc. Il est d’ailleurs indéniable que la démocratie, précisément par son octroi de la liberté individuelle, implique un élément de désordre. Quand dans un Etat, dit Montesquieu, vous ne percevez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas. »Cet « élément de désordre » est la liberté elle-même. Il peut déranger des habitudes et des routines, et en cela provoquer des réactions négatives. Mais sans cet élément de désordre, que ce dernier prenne la forme de grèves ou de blocages divers, c’est à la liberté elle-même qu’il nous faudrait renoncer. Voilà donc ce qu’il convient de rappeler à cette communauté des journalistes si prompt à s’enflammer pour sa propre défense et si oublieuse des principes au nom desquels elle prétend agir.
Julien Benda déplorait l’abandon par les intellectuels eux-mêmes de leur fonction critique. Il en déduisait l’entrée dans un âge d’organisation intellectuelle des haines politiques. Or c’est bien ce que nous avons vu à l’œuvre a travers ces trois affaires. Benda attribuait au « culte du succès » la trahison des intellectuels de son temps. Ce culte du succès n’est pas moindre aujourd’hui. Il ajoutait alors : « Nous ne demandons pas au chrétien de ne point violer la loi chrétienne, nous lui demandons, s’il la viole, de savoir qu’il la viole« . C’est la même chose qu’il convient de demander aux journalistes. Non pas qu’ils ne fassent plus de politique mais qu’ils respectent ceux qui ne pensent pas comme eux. Faute de quoi nous pourrons considérer qu’ils ne sont que les chiens de garde du système.
[1] https://blogs.mediapart.fr/patrick-abate-talange/blog/310516/aude-lancelin-victime-dune-presse-en-mal-dindependance
[2] http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/05/20/97002-20160520FILWWW00413-l-obs-l-intersyndicale-contre-un-licenciement-d-aude-lancelin.php
[3] http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-du-jeudi-26-mai-2016_1458257.html
[4] http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-mise-au-point-de-francois-lenglet_1475667.html
[5] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029368747
[6] http://www.jlm2017.fr/les_mensonges_de_la_fnsea_ja_bras_arme_de_l_agro_industrie
[7] Sapir J., La fin de l’euro-libéralisme, Le Seuil, Paris, 2006.
[8]. Chiffres présentés lors de l’émission du 10 avril 2005 et installés sur le site ACRIMED le 11 avril, à l’adresse : http://www.acrimed.org/article1980.html .
[9] Lordon F., « La procession des fulminants », texte installé sur le site ACRIMED, http://www.acrimed.org/article2057.html
[10] Benda J., La
martes, 17 de mayo de 2016
Keiser Report en español: Locuras y fantasías de la economía mundial (E914)
Keiser Report en español: Locuras y fantasías de la economía mundial (E914): En este episodio de Keiser Report, Max y Stacy comentan que las políticas de los Gobiernos y los bancos centrales llevan a la economía mundial de una locura a otra con la esperanza de que nos olvidemos del desastre que provocó la locura anterior. En la segunda parte, Max continúa su entrevista con el profesor Steve Keen, con el que conversará sobre los planes de Donald Trump para la deuda y sobre el desplome de la producciónpública estadounidense.
"Estados Unidos es el país con más deuda del mundo, y la catástrofe está asegurada, ya sea de una forma u otra. No se puede lograr la prosperidad emitiendo moneda", cree Max. Sin embargo, el profesor Keen explica que "lo que hay que reducir es la deuda privada, no la deuda pública, que para la mayoría de los países no suele ser un problema".
Keen continúa diciendo que "si Trump se da cuenta de que la deuda estadounidense se paga en dólares y de que Estados Unidos controla la Reserva Federal, comprobará que lo único que se está haciendo es una transferencia de una cuenta a otra, por lo que pagar esa deuda no le supondrá ningún problema".
en el Reino Unido.
"Estados Unidos es el país con más deuda del mundo, y la catástrofe está asegurada, ya sea de una forma u otra. No se puede lograr la prosperidad emitiendo moneda", cree Max. Sin embargo, el profesor Keen explica que "lo que hay que reducir es la deuda privada, no la deuda pública, que para la mayoría de los países no suele ser un problema".
Keen continúa diciendo que "si Trump se da cuenta de que la deuda estadounidense se paga en dólares y de que Estados Unidos controla la Reserva Federal, comprobará que lo único que se está haciendo es una transferencia de una cuenta a otra, por lo que pagar esa deuda no le supondrá ningún problema".
en el Reino Unido.
EUROPEAN THINK TANK, MOMENTUM 7 JAQUES ANGEL GIMENO .¿Volvemos al proteccionismo? J.M. Keynes “National Self-Sufficiency“
EUROPEAN THINK TANK, MOMENTUM 7 JAQUES
ANGEL GIMENO
economista, ingeniero, mÁster en economía y alta dirección, consejero economía y hacienda
Echamos mano de un Keynes actualizado al siglo XXI, PORQUE NO CREEMOS EN EL DESASTRE ACTUAL QUE PROVOCA EL EURO, NI EN LA UNION MONETARIA EUROPEA, BCE, ORGANIZACIÓN MUNDIAL DE COMERCIO, FMI, BANCO MUNDIAL, E INCLUSO LA DICTATORIAL UNIÓN EUROPEA.
JACQUES SAPIR, trae a KEYNES A LA ACTUALIDAD, TRAS EL FRACASO RADICAL, DE TODO LO QUE HUELE A LIBERALISMO ECONÓMICO, DESREGULACIÓN FINANCIERA Y GLOBALIZACIÓN ECONÓMICA.
¿Volvemos al proteccionismo? J.M. Keynes “National Self-Sufficiency“
(John Maynard Keynes,” The Yale Review, Vol. 22, no. 4 (June 1933), pp. 755-769).
En un país como España, en el que los economistas no utilizan el cerebro para pensar, sino para embestir, puede sorprender que Sapir, un economista interesante y sorprendente, y que TRABAJA, cosa rara en nuestros liberales de salón, nos traiga el texto de J.M. Keynes preocupado en Junio de 1933, por la necesidad de que los estados nación debían ser autosuficientes.
En 2013 ,ochenta años más tarde, las razones para poner en duda el librecambio apabullan.
Los expertos de la Banca Mundial, se han visto obligados a revisar a la baja, las estimaciones de las ganancias que se obtendrían de la liberalización del comercio internacional. De los costes ni se preocuparon.
Un estudio de la CNUCED muestra que las conversaciones de Doha, costarán a los paises en vía de desarrollo 60.000 millones de eurosy las ventajas, unos 16.000 millones de euros.
La Organización Mundial del Comercio en una palabra aumenta la pobreza mundial.
Respecto a las Inversiones extranjeras directas tampoco son la solución milagrosa. ya que por atraerlas,los países provocan generan efectos negativos,en medio ambiente y las prestaciones sociales.
El patriotismo económico empieza a tener una lógica muy fuerte, que es lo pensaba Keynes en 1933, un contexto diferente al actual sin duda. Pero no tan diferente.
Keynes hasta 1920 se sentía más bien un economista liberal, en un mundo en el que las herramientas y el conocimiento de la política monetaria, eran muy débiles.
El escrito que analiza Sapir se escribe antes de la publicación de la Teoría General, un revulsivo para una sociedad sin solución para nada.
Su ataque al librecambismo en 1933 es muy fuerte, pues no ve como EEUU e Inglaterra pueden salir de la gran depresión, en la que están sumergidas con las recetas clásicas y neoclásicas de siempre.
Su pensamiento libre e independiente, le obliga a buscar soluciones para la gente con grandes dificultades para encontrar trabajo y poder vivir.
Los argumentos de Keynes, hay que seguirlos con atención.pues tienen una actualidad crucial desde 2007.
No solo se preocupa de las protecciones arancelarias, sino de LA AUTOSUFICIENCIA NACIONAL. NO LLEGA A HABLAR DE AUTARQUÍA, PERO NO ESTÁ MUY LEJOS.
EL SEGUNDO ARGUMENTO, SI CABE MÁS IMPORTANTE QUE EL ANTERIOR, CONCENTRA SU ATENCIÓN EN LOS MOVIMIENTOS DE CAPITALES, mucho más que en los movimientos de bienes y servicios.
Es la internacionalización del capital, lo que le obliga a estar en contra del internacionalismo económico.
Sin romper con el librecambismo, insiste en que los efectos sociales del mismo son insoportables para la población en el contexto de los años 30.
Argumentando como lo hacemos hoy, diríamos ,que si consumidores y asalariados, incluso empresarios, se mueven en espacios políticos diferentes a los del mundo del capitalismo financiero, las consecuencias económicas y sociales, en perjuicio de los primeros son muy negativas.
Si comparamos entre empresarios de la economía real y propietarios de capital, nacionales y extranjeros, con libertad absoluta de movimientos de capital, especialmente a corto y medio plazo, los conflictos que surgen son imposibles de resolver.
Para Keynes, la mundialización de hoy, sería causa de guerras, y la única forma de evitarlas, sería retornar a las fronteras nacionales.(seguirá)
KEYNES DEFIENDE LA AUTOSUFICIENCIA DE UN PAÍS, NO SOLO POR SALVAGUARDAR LA PAZ.
El librecambio y la circulación liberalizada del capital, priva a los Estados nación de la libertad para defender los derechos sociales de sus ciudadanos, y termina con la existencia de la propiedad privada y con el funcionamiento democrático de las instituciones.
Si viviera hoy día se escandalizaría ante el espectáculo que hemos vivido en Chipre, Grecia, Irlanda, Portugal y España e Italia .Incluso Islandia, con lo que su intuición e inteligencia visionaba en 1933.
Keynes por mucho que digan los bobos liberales que por España se mueven, no era un revolucionario anticapitalista.
Keynes era como buen intelectual de Cambridge, defensor de los valores de una sociedad abierta y pluralista. Nada que ver con la tenebrosa España donde PP y PSOE compiten en intervencionismo corrupto franquista fascista.
Keynes consideraba que el capitalismo podía diversificarse para encontrar un cierto equilibrio.
Robert Skidelsky, lo considera el último de los grandes liberales ingleses . John Maynard Keynes al igual que nosotros creía, sin haber vivido de 1980 a 2013, que la liberalización total de capitales y el librecambio sin control, garantizaban en los estados Nación de Europa, guerras, caos, dictadura, y la sangre, sudor y lágrimas, a las que apelaba su gran Mentor Winston Churchill,que pensaba lo mismo.
ACEPTAR LAS FINANZAS COMO EL UNICO VALOR REAL EN EL MUNDO, como defienden los Gobernadores de la Reserva Federal en cabeza, y de los Bancos Centrales de Inglaterra, Australia, Canadá, Europa, y ASUMEN NUESTROS estúpidos PRESIDENTES DE GOBIERNO DE LA UNIÓN EUROPEA, y de la misma COMISION EUROPEA, NO ES SOLO UN ERROR GIGANTESCO, jamás vivido en la historia en la magnitud actual, sino que lleva en su seno, como veía Keynes a otra escala, la destrucción final de la cultura humanista de Occidente.
KEYNES, EL ÚLTIMO GRAN LIBERAL, LO PODEMOS VER HOY, COMO DICE JACQUES SAPIR, COMO EL PADRE ESPIRITUAL DE TODOS LOS MOVIMIENTOS DE RESISTENCIA CONTESTARIA EN EL MUNDO DE HOY, DE IZQUIERDA, CENTRO, Y DERECHA,QUE AFIRMAN QUE EL MUNDO NO ES UNA MERCANCÍA.
Su argumento de la autosuficiencia, que no autarquía, como en la España de la primera mitad del siglo XX, choca con su histórica defensa del librecambismo en el desarrollo económico inglés del siglo XIX en un tiempo en el que no quería chocar con lectores en buena medida liberales.
La realidad es que excepto la Gran Bretaña, todos los grandes países se desarrollaron gracias al proteccionismo.
El Bloqueo continental napoleónico, jugó un papel fundamental en la acumulación de capital que permitió las condiciones necesarias para la Revolución industrial en Francia
De la misma forma los EEUU emergieron como potencia industrial mundial, gracias al proteccionismo y en particular a la "tarifa Mac Kinley".
Igualmente, las trayectorias de desarrollo de Japón, Alemania, Rusia, y luego en el siglo XX de Corea del sur y Taiwan, son ilustraciones perfectas de las tesis proteccionistas de F.List.
Hoy día sabemos que si en vez de hacer demagogia típica liberal, introducimos hipótesis reales, se demuestra con facilidad que el librecambismo, de superioridad teórica no tiene nada y en la praxis, menos.
Hoy podemos demostrar que en muchísimas ocasiones el proteccionismo es infinitamente superior al librecambismo.
Dice Jacques sapir, "si se combina la introducción de estructuras contextualizadas de preferencias,con estructuras asimétricas de información y de incertidumbre sistémica, en el medio plazo, los sistemas cerrados no son inferiores a los sistemas de Libre- Cambio.
Sin embargo, los sistemas cerrados, si serían inferiores en eficiencia a los de paises con sistemas de cambios regulados con un proteccionismo puesto al servicio de una verdadera política industrial.
Si introducimos hipótesis realistas de la situación de 1933, en el marco teórico de Alfred Marshall, al que Keynes estaba adherido todavía en 1932, todo el esquema de Marshall se viene abajo.
En 1944/45, liberado de las cadenas de un pensamiento neocásico económico obsoleto, elabora un análisis macroeconómico realista de la economía internacional, mientras pelea en Bretton Woods, para evitar que EEUU condimente un Sistema monetario Internacional a su medida. Trabaja en una Teoría sobre la inflación y a la vez en una Teoría sobre el
comercio internacional, mientras va apuntando que hay que abandonar el Libre-Cambio y adoptar políticas proteccionistas por razones económicas, políticas y morales.
“Económicamente “, el Libre- Cambio no es una buena solución porque trae consigo graves riesgos de crisis en muchos países y el crecimiento de las desigualdades.
La liberalización del comercio no beneficia a los países más pobres y cuando comparamos las ventajas y desventajas,vemos es que descienden los ingresos fiscales y las capacidades de inversión pública en campos tan importantes como la educación y la sanidad.
“Políticamente “el Libre-Cambio es peligroso .Atenta contra contra la democracia y la libertad de elegir las instituciones sociales y políticas que quiera cada país.
El librecambio, debilita estructuras políticas estáticas y provoca el auge de comunitarismos y fanatismos transfronterizos.
Lejos de aportar una posibilidad de Paz ,el internacionalismo económico, nos puede conducir a la Guerra.
“Moralmente “ el Libre cambio es indefendible. Solo ofrece el sometimiento de la vida social y de las políticas sociales al mercado de mercancías y servicios.
Hemos cometido graves errores con la mundialización del comercio, en las condiciones que se han fijado para la globalización financiera.
Es una obscenidad social considerar como valor moral esta obligación de elegir sí o sí la globalización del comercio mundial sin control, que solo causa desastres.
KEYNES PERCIBIÓ PERFECTAMENTE LOS GRAVES ERRORES “MORALES “Y “POLÍTICOS” del LIBRECAMBISMO.
NUESTRA OBLIGACIÓN ES DENUNCIAR los aspectos desastrosos del LIBRECAMBIO desde el punto de vista “ECONOMICO”, de la práctica totalidad de los países, con muy pocas excepciones: Alemania, una de ellas.
El porvenir como dice Sapir es un proteccionismo razonable, como única forma de evitar el dumping social y el ecológico de bastantes países del mundo.
Necesitará en paralelo, la realización de una política industrial coherente , e incluso estimular el dersarrollo de filiales en terceros países que cumplan un roll estratégico tanto para el inversor como para los países en los que se invierte.
Redefinir una política económica global coherente a largo plazo, por ejemplo en España, Francia ,Italia, debería incluir una reglamentación de los flujos de capitales, con el fin de recuperar los instrumentos de la soberanía económica,política y social perdidos los años que han trascurrido de sde la entrada en el euro.
Esto es patriotismo útil y eficiente, ya que el marco de referencia de la Unión Monetaria Europea de los 17 o la Unión Europea de los los 25 no es un espacio válido, dado que la heterogeneidad entre los países europeas que las forman hace imposible políticas conjuntas.
EUROPEAN THINK TANK, MOMENTUM 7 JAQUES
ANGEL GIMENO
economista,ingeniero,master en economía y alta dirección,consejero economía y hacienda
¿Volvemos al proteccionismo? J.M. Keynes “National Self-Sufficiency“
EUROPEAN THINK TANK, MOMENTUM 7 JAQUES
ANGEL GIMENO
economista, ingeniero, mÁster en economía y alta dirección, consejero economía y hacienda
Echamos mano de un Keynes actualizado al siglo XXI, PORQUE NO CREEMOS EN EL DESASTRE ACTUAL QUE PROVOCA EL EURO, NI EN LA UNION MONETARIA EUROPEA, BCE, ORGANIZACIÓN MUNDIAL DE COMERCIO, FMI, BANCO MUNDIAL, E INCLUSO LA DICTATORIAL UNIÓN EUROPEA.
JACQUES SAPIR, trae a KEYNES A LA ACTUALIDAD, TRAS EL FRACASO RADICAL, DE TODO LO QUE HUELE A LIBERALISMO ECONÓMICO, DESREGULACIÓN FINANCIERA Y GLOBALIZACIÓN ECONÓMICA.
¿Volvemos al proteccionismo? J.M. Keynes “National Self-Sufficiency“
(John Maynard Keynes,” The Yale Review, Vol. 22, no. 4 (June 1933), pp. 755-769).
En un país como España, en el que los economistas no utilizan el cerebro para pensar, sino para embestir, puede sorprender que Sapir, un economista interesante y sorprendente, y que TRABAJA, cosa rara en nuestros liberales de salón, nos traiga el texto de J.M. Keynes preocupado en Junio de 1933, por la necesidad de que los estados nación debían ser autosuficientes.
En 2013 ,ochenta años más tarde, las razones para poner en duda el librecambio apabullan.
Los expertos de la Banca Mundial, se han visto obligados a revisar a la baja, las estimaciones de las ganancias que se obtendrían de la liberalización del comercio internacional. De los costes ni se preocuparon.
Un estudio de la CNUCED muestra que las conversaciones de Doha, costarán a los paises en vía de desarrollo 60.000 millones de eurosy las ventajas, unos 16.000 millones de euros.
La Organización Mundial del Comercio en una palabra aumenta la pobreza mundial.
Respecto a las Inversiones extranjeras directas tampoco son la solución milagrosa. ya que por atraerlas,los países provocan generan efectos negativos,en medio ambiente y las prestaciones sociales.
El patriotismo económico empieza a tener una lógica muy fuerte, que es lo pensaba Keynes en 1933, un contexto diferente al actual sin duda. Pero no tan diferente.
Keynes hasta 1920 se sentía más bien un economista liberal, en un mundo en el que las herramientas y el conocimiento de la política monetaria, eran muy débiles.
El escrito que analiza Sapir se escribe antes de la publicación de la Teoría General, un revulsivo para una sociedad sin solución para nada.
Su ataque al librecambismo en 1933 es muy fuerte, pues no ve como EEUU e Inglaterra pueden salir de la gran depresión, en la que están sumergidas con las recetas clásicas y neoclásicas de siempre.
Su pensamiento libre e independiente, le obliga a buscar soluciones para la gente con grandes dificultades para encontrar trabajo y poder vivir.
Los argumentos de Keynes, hay que seguirlos con atención.pues tienen una actualidad crucial desde 2007.
No solo se preocupa de las protecciones arancelarias, sino de LA AUTOSUFICIENCIA NACIONAL. NO LLEGA A HABLAR DE AUTARQUÍA, PERO NO ESTÁ MUY LEJOS.
EL SEGUNDO ARGUMENTO, SI CABE MÁS IMPORTANTE QUE EL ANTERIOR, CONCENTRA SU ATENCIÓN EN LOS MOVIMIENTOS DE CAPITALES, mucho más que en los movimientos de bienes y servicios.
Es la internacionalización del capital, lo que le obliga a estar en contra del internacionalismo económico.
Sin romper con el librecambismo, insiste en que los efectos sociales del mismo son insoportables para la población en el contexto de los años 30.
Argumentando como lo hacemos hoy, diríamos ,que si consumidores y asalariados, incluso empresarios, se mueven en espacios políticos diferentes a los del mundo del capitalismo financiero, las consecuencias económicas y sociales, en perjuicio de los primeros son muy negativas.
Si comparamos entre empresarios de la economía real y propietarios de capital, nacionales y extranjeros, con libertad absoluta de movimientos de capital, especialmente a corto y medio plazo, los conflictos que surgen son imposibles de resolver.
Para Keynes, la mundialización de hoy, sería causa de guerras, y la única forma de evitarlas, sería retornar a las fronteras nacionales.(seguirá)
KEYNES DEFIENDE LA AUTOSUFICIENCIA DE UN PAÍS, NO SOLO POR SALVAGUARDAR LA PAZ.
El librecambio y la circulación liberalizada del capital, priva a los Estados nación de la libertad para defender los derechos sociales de sus ciudadanos, y termina con la existencia de la propiedad privada y con el funcionamiento democrático de las instituciones.
Si viviera hoy día se escandalizaría ante el espectáculo que hemos vivido en Chipre, Grecia, Irlanda, Portugal y España e Italia .Incluso Islandia, con lo que su intuición e inteligencia visionaba en 1933.
Keynes por mucho que digan los bobos liberales que por España se mueven, no era un revolucionario anticapitalista.
Keynes era como buen intelectual de Cambridge, defensor de los valores de una sociedad abierta y pluralista. Nada que ver con la tenebrosa España donde PP y PSOE compiten en intervencionismo corrupto franquista fascista.
Keynes consideraba que el capitalismo podía diversificarse para encontrar un cierto equilibrio.
Robert Skidelsky, lo considera el último de los grandes liberales ingleses . John Maynard Keynes al igual que nosotros creía, sin haber vivido de 1980 a 2013, que la liberalización total de capitales y el librecambio sin control, garantizaban en los estados Nación de Europa, guerras, caos, dictadura, y la sangre, sudor y lágrimas, a las que apelaba su gran Mentor Winston Churchill,que pensaba lo mismo.
ACEPTAR LAS FINANZAS COMO EL UNICO VALOR REAL EN EL MUNDO, como defienden los Gobernadores de la Reserva Federal en cabeza, y de los Bancos Centrales de Inglaterra, Australia, Canadá, Europa, y ASUMEN NUESTROS estúpidos PRESIDENTES DE GOBIERNO DE LA UNIÓN EUROPEA, y de la misma COMISION EUROPEA, NO ES SOLO UN ERROR GIGANTESCO, jamás vivido en la historia en la magnitud actual, sino que lleva en su seno, como veía Keynes a otra escala, la destrucción final de la cultura humanista de Occidente.
KEYNES, EL ÚLTIMO GRAN LIBERAL, LO PODEMOS VER HOY, COMO DICE JACQUES SAPIR, COMO EL PADRE ESPIRITUAL DE TODOS LOS MOVIMIENTOS DE RESISTENCIA CONTESTARIA EN EL MUNDO DE HOY, DE IZQUIERDA, CENTRO, Y DERECHA,QUE AFIRMAN QUE EL MUNDO NO ES UNA MERCANCÍA.
Su argumento de la autosuficiencia, que no autarquía, como en la España de la primera mitad del siglo XX, choca con su histórica defensa del librecambismo en el desarrollo económico inglés del siglo XIX en un tiempo en el que no quería chocar con lectores en buena medida liberales.
La realidad es que excepto la Gran Bretaña, todos los grandes países se desarrollaron gracias al proteccionismo.
El Bloqueo continental napoleónico, jugó un papel fundamental en la acumulación de capital que permitió las condiciones necesarias para la Revolución industrial en Francia
De la misma forma los EEUU emergieron como potencia industrial mundial, gracias al proteccionismo y en particular a la "tarifa Mac Kinley".
Igualmente, las trayectorias de desarrollo de Japón, Alemania, Rusia, y luego en el siglo XX de Corea del sur y Taiwan, son ilustraciones perfectas de las tesis proteccionistas de F.List.
Hoy día sabemos que si en vez de hacer demagogia típica liberal, introducimos hipótesis reales, se demuestra con facilidad que el librecambismo, de superioridad teórica no tiene nada y en la praxis, menos.
Hoy podemos demostrar que en muchísimas ocasiones el proteccionismo es infinitamente superior al librecambismo.
Dice Jacques sapir, "si se combina la introducción de estructuras contextualizadas de preferencias,con estructuras asimétricas de información y de incertidumbre sistémica, en el medio plazo, los sistemas cerrados no son inferiores a los sistemas de Libre- Cambio.
Sin embargo, los sistemas cerrados, si serían inferiores en eficiencia a los de paises con sistemas de cambios regulados con un proteccionismo puesto al servicio de una verdadera política industrial.
Si introducimos hipótesis realistas de la situación de 1933, en el marco teórico de Alfred Marshall, al que Keynes estaba adherido todavía en 1932, todo el esquema de Marshall se viene abajo.
En 1944/45, liberado de las cadenas de un pensamiento neocásico económico obsoleto, elabora un análisis macroeconómico realista de la economía internacional, mientras pelea en Bretton Woods, para evitar que EEUU condimente un Sistema monetario Internacional a su medida. Trabaja en una Teoría sobre la inflación y a la vez en una Teoría sobre el
comercio internacional, mientras va apuntando que hay que abandonar el Libre-Cambio y adoptar políticas proteccionistas por razones económicas, políticas y morales.
“Económicamente “, el Libre- Cambio no es una buena solución porque trae consigo graves riesgos de crisis en muchos países y el crecimiento de las desigualdades.
La liberalización del comercio no beneficia a los países más pobres y cuando comparamos las ventajas y desventajas,vemos es que descienden los ingresos fiscales y las capacidades de inversión pública en campos tan importantes como la educación y la sanidad.
“Políticamente “el Libre-Cambio es peligroso .Atenta contra contra la democracia y la libertad de elegir las instituciones sociales y políticas que quiera cada país.
El librecambio, debilita estructuras políticas estáticas y provoca el auge de comunitarismos y fanatismos transfronterizos.
Lejos de aportar una posibilidad de Paz ,el internacionalismo económico, nos puede conducir a la Guerra.
“Moralmente “ el Libre cambio es indefendible. Solo ofrece el sometimiento de la vida social y de las políticas sociales al mercado de mercancías y servicios.
Hemos cometido graves errores con la mundialización del comercio, en las condiciones que se han fijado para la globalización financiera.
Es una obscenidad social considerar como valor moral esta obligación de elegir sí o sí la globalización del comercio mundial sin control, que solo causa desastres.
KEYNES PERCIBIÓ PERFECTAMENTE LOS GRAVES ERRORES “MORALES “Y “POLÍTICOS” del LIBRECAMBISMO.
NUESTRA OBLIGACIÓN ES DENUNCIAR los aspectos desastrosos del LIBRECAMBIO desde el punto de vista “ECONOMICO”, de la práctica totalidad de los países, con muy pocas excepciones: Alemania, una de ellas.
El porvenir como dice Sapir es un proteccionismo razonable, como única forma de evitar el dumping social y el ecológico de bastantes países del mundo.
Necesitará en paralelo, la realización de una política industrial coherente , e incluso estimular el dersarrollo de filiales en terceros países que cumplan un roll estratégico tanto para el inversor como para los países en los que se invierte.
Redefinir una política económica global coherente a largo plazo, por ejemplo en España, Francia ,Italia, debería incluir una reglamentación de los flujos de capitales, con el fin de recuperar los instrumentos de la soberanía económica,política y social perdidos los años que han trascurrido de sde la entrada en el euro.
Esto es patriotismo útil y eficiente, ya que el marco de referencia de la Unión Monetaria Europea de los 17 o la Unión Europea de los los 25 no es un espacio válido, dado que la heterogeneidad entre los países europeas que las forman hace imposible políticas conjuntas.
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ANGEL GIMENO
economista,ingeniero,master en economía y alta dirección,consejero economía y hacienda
viernes, 6 de mayo de 2016
'Papeles de Panamá': ¿Con qué propósito se creó el país de las 'offshores'?
Publicado: 5 may 2016 13:52 GMT | Última actualización: 5 may 2016 21:18 GMT
En este episodio de 'Keiser Report', Max y Stacy discuten la nueva y brillante vida colectiva que se vende a los residentes de ingresos decrecientes mediante el reciclaje de las mismas viejas consignas de propaganda e imágenes del pasado. En la segunda parte, Max entrevista a Michael Hudson, autor de 'Matar al huésped', con quien conversará acerca del propósito del blanqueo de dinero en Panamá y qué relación tiene ello con las revelaciones largamente olvidadas en los 'papeles'.
"Panamá se creó por iniciativa de los sectores del petróleo y la minería y actualmente es el país que más banderas de conveniencia ofrece", apunta el experto y autor de 'Matar al huésped' Michael Hudson. "Una bandera de conveniencia significa que una empresa se domicilia en un país concreto para llevarse a él los beneficios que genera por todo el mundo, algo que ya se hacía en los años 20", explica.
Según Hudson, "Panamá no es un país como tal" ya que no cuenta con "un Gobierno, una divisa [utiliza el dólar estadounidense] y un sistema de impuestos sobre la renta de verdad".
El experto explica que, cuando trabajaba en la balanza de pagos del sector petrolífero en 1975, le preguntó a Standard Oil dónde declaraba sus beneficios. "En los países de expedición, a nivel internacional", respondió el tesorero de la compañía. "Esa región 'internacional' resultó estar compuesta por países como Panamá o Liberia que en absoluto podían considerarse internacionales, sino más bien parte de la economía estadounidense", revela Hudson, añadiendo que "algo parecido está pasando ahora con Apple, que paga sus impuestos en un país con una baja presión fiscal como es Irlanda y en otros paraísos fiscales".
"Así es como las grandes empresas del mundo consiguen no tener que pagar impuestos", denuncia.
Asimismo, el escritor afirma que la información que aparece filtrada en los papeles de Panamá podría haberse deducido del análisis de las cuentas de las balanzas de pagos de los distintos países. "El boletín del Tesoro estadounidense o el de la Reserva Federal, que contienen información sobre los pasivos de las filiales estadounidenses en el extranjero, permiten calcular cuánto dinero procede de las filiales de EE.UU. domiciliadas en Panamá, las Indias Occidentales británicas, Liberia, etc.", apunta
Según Hudson, "Panamá no es un país como tal" ya que no cuenta con "un Gobierno, una divisa [utiliza el dólar estadounidense] y un sistema de impuestos sobre la renta de verdad".
El experto explica que, cuando trabajaba en la balanza de pagos del sector petrolífero en 1975, le preguntó a Standard Oil dónde declaraba sus beneficios. "En los países de expedición, a nivel internacional", respondió el tesorero de la compañía. "Esa región 'internacional' resultó estar compuesta por países como Panamá o Liberia que en absoluto podían considerarse internacionales, sino más bien parte de la economía estadounidense", revela Hudson, añadiendo que "algo parecido está pasando ahora con Apple, que paga sus impuestos en un país con una baja presión fiscal como es Irlanda y en otros paraísos fiscales".
"Así es como las grandes empresas del mundo consiguen no tener que pagar impuestos", denuncia.
Asimismo, el escritor afirma que la información que aparece filtrada en los papeles de Panamá podría haberse deducido del análisis de las cuentas de las balanzas de pagos de los distintos países. "El boletín del Tesoro estadounidense o el de la Reserva Federal, que contienen información sobre los pasivos de las filiales estadounidenses en el extranjero, permiten calcular cuánto dinero procede de las filiales de EE.UU. domiciliadas en Panamá, las Indias Occidentales británicas, Liberia, etc.", apunta
martes, 26 de abril de 2016
So ideas abeja
La grave situación actual
Para afrontar los problemas, las sociedades y los Gobiernos deben afrontar la realidad por difícil que sea.
Hay que tener la valentía de admitir que buena parte de la actividad industrial española, tal y como funciona en la actualidad está condenada a desaparecer en muy poco tiempo.
No digo que no haya que tratar de salvar los empleos existentes. Pero también digo que es mucho más útil dedicarlos a planes de transformación radical de la actividad económica.
Hay que reconvertir a los trabajadores que se encuentran en sectores obsoletos y, sin que pierdan sus ingresos, debemos aumentar su nivel de educación ya que no son responsables del cierre de sus empresas.
Si para algo debe servir la Unión Europea es para resolver estos dos tipos de problemas:
- Reconvertir mediante una formación adecuada a los trabajadores que saldrán de la Industria, Construcción y Servicios por la caída de la competencia en sectores que la mundialización ha dejado obsoletos.
- Facilitar la entrada de los jóvenes en el nuevo sistema productivo que tenemos que crear a nivel europeo.
Y debe hacerlo poniendo a disposición de los países europeos unos Fondos Comunitarios para el Nuevo Empleo, que habrá que crear y destinar a todos los países, pero especialmente a aquellos en los que el desempleo presenta su peor cara, cual es el caso de España.
España en ningún caso puede ser considerada un laboratorio de pruebas para crear empleo, como ha insinuado el Presidente de Gobierno con su típica y desagradable frivolidad.
La sociedad polen
El economista Moulier-Bountang considera que debemos tomar en consideración lo que realiza la abeja en la naturaleza. Cuando pensamos en el trabajo que desempeña una abeja, rápidamente dibujamos en nuestra mente la imagen de un panal relleno de miel. Pero la labor más importante no es su producción de miel, sino su capacidad innata de polinizar, que las hace imprescindibles para la vida del planeta.
Esta capacidad constituye el eslabón fundamental de la reproducción de los vegetales, hasta el punto de que se está buscando su reintroducción sistemática en todas las grandes metrópolis, compensando su exterminio por abonos e insecticidas.
El valor de la actividad de polinización no tiene precio.
Los americanos que siempre nos suelen preceder en todo, han calculado que la producción de miel puede dar lugar a unas exportaciones por valor de 100 millones de dólares. Sin embargo, los daños que causaría la desaparición de las abejas, que polinizan el 80% de de la producción de legumbres y frutas norteamericanas, ascenderían a más de 30.000 millones de dólares.
Para hacernos una idea a nivel europeo, el papel de la polinización de las abejas para su agricultura impresiona por su magnitud: 100% en la polinización de los almendros, 90% en los manzanos, 50% en el melocotón, 20% en el algodón, etc.,etc
Si las abejas desaparecieran nuestra querida España parecería un desierto.
La mayoría de las actividades económicas se dan en la circulación y no en la producción o el consumo.
El valor de la abeja está en su circulación y no en su producción.
Lo mismo pasa en la economía actual. Las interacciones son el corazón de las actividades económicas.
La mayoría de los actos en la economía actual se produce durante la circulación y no en la producción o el consumo.
Cohn Bendit, nos da un ejemplo interesante. Lo que vale Google no son sus trabajadores o sus cientos de miles de ordenadores sino los casi quince millones de personas por segundo que utilizan sus servicios, desarrollando la red.
Y todavía mejor que este ejemplo, el del software libre, en el que el beneficio y el producto están al servicio de la comunidad de internautas, que así disponen de un software de mayor calidad.
La actividad humana, como diría Morin, se desarrolla en una sociedad compleja que podríamos ver como una sociedad polinizadora, fruto de múltiples interacciones generadoras de riqueza.
Lo que podemos destacar de esta visión polinizadora de la economía es que parece un medio ideal para la concepción de ideas e innovaciones así como para la difusión de las mismas.
De aquí en adelante debemos considerar que lo verdaderamente importante para crear una economía de actividades nuevas es favorecer la polinización social y la inteligencia colectiva.
Ser inteligentes supone mejorar nuestra relación con la naturaleza, la biosfera y la producción material, para disminuir los daños que causamos, aunque suponga de momento renunciar a beneficios inmediatos.
La preocupación por la sociedad polen permite entender sus malfuncionamientos, y sobre todo cambiar en profundidad las herramientas y objetivos de los que ejercen la acción pública.
Los nuevos campos de actuación generarán nuevos empleos
Si los políticos han sido tan generosos a la hora de evitar el hundimiento de nuestras instituciones financieras, colocando a toda Europa en una situación enormemente complicada en cuanto a la magnitud de su Deuda, deberían por un momento pensar en dedicar parte de la recuperación de la misma a las energías renovables, a la renovación de nuestras ciudades, a la modernización del Sector del Automóvil y la Industria de la Construcción, a la lucha contra el cambio climático, a transportes menos contaminantes y a cultivos que no envenenen ni suelos ni organismos vivos.
Y si no bastara con ello, habría que pensar en dedicar una parte de nuestros impuestos directos e indirectos a esta gran transformación que incluiría un desarrollo importante del por así llamarlo sector del conocimiento europeo.
Reconstruir totalmente nuestro aparato productivo es un objetivo mucho más importante que los que se fijaron por la Unión Europea en la Estrategia de Lisboa, que fijaba a todos los países miembros dedicar un 3% de su PIB a Investigación y Desarrollo. Ese 3% se antoja hoy irrisorio.
Llegar a un 10% del PIB para I+D parece un objetivo ambicioso pero necesario, manteniendo la Inversión actual media europea del 25% en educación y formación permanente.
Prácticamente solo lo cumplieron los objetivos de Lisboa, Finlandia, Suecia y Dinamarca, y les ha ido mejor que a los demás.
¿Cómo financiar esta gran transformación del Sistema Productivo europeo?
Si más importante que la miel es la actividad de polinización, los impuestos que creemos tendrán que basarse en gravar la circulación y no el consumo.
Curiosamente en Europa los Bancos y la Gran Distribución, sectores en los que la circulación aparece más clara, no pagan IVA en sus transacciones.
Parece evidente que lo ideal sería gravar todas las transacciones bancarias por insignificantes que parezcan.Casi con ellas sería suficiente.
Esas ingentes cantidades recaudadas deberían destinarse en exclusiva al cambio del Sistema Productivo Europeo, a formar y reconvertir a nuestros desempleados y sobre todo a colocar a todos y cada uno de nuestros jóvenes, que teniendo menos de 25 años ya pueden ser considerados como desempleados de larga duración.
En los próximos días continuaré profundizando en la mundialización, ese terremoto del que todavía no se han recuperado nuestros gobernantes y en los cambios que necesita el Sistema Productivo Europeo, y lógicamente el nuestro, uno de los menos competitivos de toda Europa, para que el desempleo no nos impida conciliar el sueño.
La sociedad creadora de empleo para todos
La grave situación actual
Para afrontar los problemas, las sociedades y los Gobiernos deben afrontar la realidad por difícil que sea.
Hay que tener la valentía de admitir que buena parte de la actividad industrial española, tal y como funciona en la actualidad está condenada a desaparecer en muy poco tiempo.
No digo que no haya que tratar de salvar los empleos existentes. Pero también digo que es mucho más útil dedicarlos a planes de transformación radical de la actividad económica.
Hay que reconvertir a los trabajadores que se encuentran en sectores obsoletos y, sin que pierdan sus ingresos, debemos aumentar su nivel de educación ya que no son responsables del cierre de sus empresas.
Si para algo debe servir la Unión Europea es para resolver estos dos tipos de problemas:
- Reconvertir mediante una formación adecuada a los trabajadores que saldrán de la Industria, Construcción y Servicios por la caída de la competencia en sectores que la mundialización ha dejado obsoletos.
- Facilitar la entrada de los jóvenes en el nuevo sistema productivo que tenemos que crear a nivel europeo.
Y debe hacerlo poniendo a disposición de los países europeos unos Fondos Comunitarios para el Nuevo Empleo, que habrá que crear y destinar a todos los países, pero especialmente a aquellos en los que el desempleo presenta su peor cara, cual es el caso de España.
España en ningún caso puede ser considerada un laboratorio de pruebas para crear empleo, como ha insinuado el Presidente de Gobierno con su típica y desagradable frivolidad.
La sociedad polen
El economista Moulier-Bountang considera que debemos tomar en consideración lo que realiza la abeja en la naturaleza. Cuando pensamos en el trabajo que desempeña una abeja, rápidamente dibujamos en nuestra mente la imagen de un panal relleno de miel. Pero la labor más importante no es su producción de miel, sino su capacidad innata de polinizar, que las hace imprescindibles para la vida del planeta.
Esta capacidad constituye el eslabón fundamental de la reproducción de los vegetales, hasta el punto de que se está buscando su reintroducción sistemática en todas las grandes metrópolis, compensando su exterminio por abonos e insecticidas.
El valor de la actividad de polinización no tiene precio.
Los americanos que siempre nos suelen preceder en todo, han calculado que la producción de miel puede dar lugar a unas exportaciones por valor de 100 millones de dólares. Sin embargo, los daños que causaría la desaparición de las abejas, que polinizan el 80% de de la producción de legumbres y frutas norteamericanas, ascenderían a más de 30.000 millones de dólares.
Para hacernos una idea a nivel europeo, el papel de la polinización de las abejas para su agricultura impresiona por su magnitud: 100% en la polinización de los almendros, 90% en los manzanos, 50% en el melocotón, 20% en el algodón, etc.,etc
Si las abejas desaparecieran nuestra querida España parecería un desierto.
La mayoría de las actividades económicas se dan en la circulación y no en la producción o el consumo.
El valor de la abeja está en su circulación y no en su producción.
Lo mismo pasa en la economía actual. Las interacciones son el corazón de las actividades económicas.
La mayoría de los actos en la economía actual se produce durante la circulación y no en la producción o el consumo.
Cohn Bendit, nos da un ejemplo interesante. Lo que vale Google no son sus trabajadores o sus cientos de miles de ordenadores sino los casi quince millones de personas por segundo que utilizan sus servicios, desarrollando la red.
Y todavía mejor que este ejemplo, el del software libre, en el que el beneficio y el producto están al servicio de la comunidad de internautas, que así disponen de un software de mayor calidad.
La actividad humana, como diría Morin, se desarrolla en una sociedad compleja que podríamos ver como una sociedad polinizadora, fruto de múltiples interacciones generadoras de riqueza.
Lo que podemos destacar de esta visión polinizadora de la economía es que parece un medio ideal para la concepción de ideas e innovaciones así como para la difusión de las mismas.
De aquí en adelante debemos considerar que lo verdaderamente importante para crear una economía de actividades nuevas es favorecer la polinización social y la inteligencia colectiva.
Ser inteligentes supone mejorar nuestra relación con la naturaleza, la biosfera y la producción material, para disminuir los daños que causamos, aunque suponga de momento renunciar a beneficios inmediatos.
La preocupación por la sociedad polen permite entender sus malfuncionamientos, y sobre todo cambiar en profundidad las herramientas y objetivos de los que ejercen la acción pública.
Los nuevos campos de actuación generarán nuevos empleos
Si los políticos han sido tan generosos a la hora de evitar el hundimiento de nuestras instituciones financieras, colocando a toda Europa en una situación enormemente complicada en cuanto a la magnitud de su Deuda, deberían por un momento pensar en dedicar parte de la recuperación de la misma a las energías renovables, a la renovación de nuestras ciudades, a la modernización del Sector del Automóvil y la Industria de la Construcción, a la lucha contra el cambio climático, a transportes menos contaminantes y a cultivos que no envenenen ni suelos ni organismos vivos.
Y si no bastara con ello, habría que pensar en dedicar una parte de nuestros impuestos directos e indirectos a esta gran transformación que incluiría un desarrollo importante del por así llamarlo sector del conocimiento europeo.
Reconstruir totalmente nuestro aparato productivo es un objetivo mucho más importante que los que se fijaron por la Unión Europea en la Estrategia de Lisboa, que fijaba a todos los países miembros dedicar un 3% de su PIB a Investigación y Desarrollo. Ese 3% se antoja hoy irrisorio.
Llegar a un 10% del PIB para I+D parece un objetivo ambicioso pero necesario, manteniendo la Inversión actual media europea del 25% en educación y formación permanente.
Prácticamente solo lo cumplieron los objetivos de Lisboa, Finlandia, Suecia y Dinamarca, y les ha ido mejor que a los demás.
¿Cómo financiar esta gran transformación del Sistema Productivo europeo?
Si más importante que la miel es la actividad de polinización, los impuestos que creemos tendrán que basarse en gravar la circulación y no el consumo.
Curiosamente en Europa los Bancos y la Gran Distribución, sectores en los que la circulación aparece más clara, no pagan IVA en sus transacciones.
Parece evidente que lo ideal sería gravar todas las transacciones bancarias por insignificantes que parezcan.Casi con ellas sería suficiente.
Esas ingentes cantidades recaudadas deberían destinarse en exclusiva al cambio del Sistema Productivo Europeo, a formar y reconvertir a nuestros desempleados y sobre todo a colocar a todos y cada uno de nuestros jóvenes, que teniendo menos de 25 años ya pueden ser considerados como desempleados de larga duración.
En los próximos días continuaré profundizando en la mundialización, ese terremoto del que todavía no se han recuperado nuestros gobernantes y en los cambios que necesita el Sistema Productivo Europeo, y lógicamente el nuestro, uno de los menos competitivos de toda Europa, para que el desempleo no nos impida conciliar el sueño.
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