martes, 17 de enero de 2017

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Theresa May et le Brexit

Theresa May et le Brexit

Madame Theresa May a donc annoncé son plan pour mettre en œuvre ce que l’on appelle le « Brexit », soit la séparation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Elle a choisi, en définitive ce que l’on appelle la solution « dure » ou le « hard Brexit », c’est à dire la rupture avec le marché unique.

« Brexit means Brexit » : un divorce est un divorce

Cette option se comprend si l’on considère ce que le « marché unique » est devenu : tout à la fois un monstre de complexité, avec des réglementations de plus en plus tatillonnes mais aussi un instrument qui empêche les pays de l’Union européenne de défendre leurs propres intérêts. La délégation de pouvoir dont jouissent tant la Commission de Bruxelles que les diverses institutions européennes, dont il faut ici rappeler que aucunes n’est élues, conduisent à imposer des règles au-delà de ce qui peut s’avérer nécessaire pour l’économie d’un pays particulier. Le marché unique est ainsi devenu un rouleau compresseur qui prétend éliminer les différences entre des économies qui, pourtant, s’avèrent différentes. En fait, la marché unique a même entraîné un accroissement de ces divergences entre les économies de l’UE, ce que j’ai appelé, dans différents textes le processus « d’euro-divergence »[1].
Si, encore, ces règles avaient eu pour contrepartie une politique cohérente et volontariste cherchant à préserver l’économie des pays de l’Union européenne confrontés à la concurrence internationale. Mais, il faut bien dire que sur ce point l’UE agit en réalité comme un « ouvre-boite ». La Commission de Bruxelles négocie divers traités de libre-échange non pas du point de vue des Etats membres mais du point de vue idéologique qui est le sien et qui veut que le libre-échange soit la meilleure solution à tous nos problèmes. On en a vu un exemple dans le cas du CETA tout comme dans le cas du TAFTA[2]. Cependant, il n’y a pas que l’idéologie qui guide l’action de la Commission de Bruxelles et des institutions européennes. Il faut en faire le constat et le dire, haut et fort, l’UE est devenue, progressivement, un instrument aux mains de l’Allemagne et au détriment des autres nations. Cela à commencé par l’Euro, qui donnait à l’Allemagne deux avantages essentiels, une protection contre des dépréciations des monnaies de ses principaux concurrents européens, mais aussi qui assurait que la monnaie dans laquelle l’Allemagne commerce serait dépréciée par rapport à ce que devrait être son niveau logique. Ces deux avantages expliquent très largement l’immense excédent commercial dont l’Allemagne bénéficie. Mais, cette position favorable puis dominante de l’Allemagne se manifeste aussi dans les négociations extérieures de l’UE ou, clairement, ce sont les intérêts allemands qui sont les premiers servis.
Il convient donc de rappeler que cette domination de l’Allemagne et le type de fédéralisme furtif – et en réalité au service de l’Allemagne – qu’elle implique, furent des arguments importants qui ont pesé dans le Brexit. On comprend mieux les deux points parmi les plus importants dans le discours prononcé jeudi 17 juillet par Theresa May : la volonté de mettre fin à la prééminence du droit communautaire, instrument justement de ce fédéralisme furtifs, et la volonté de reprendre le contrôle des frontières.

Theresa May, Donald Trump et l’effacement de la France

La position de Theresa May ne peut qu’être confortée par les récentes déclarations du Président nouvellement élu des Etats-Unis, M. Donald Trump. Dans l’interview qu’il a accordé au Times of London tout comme au Bild, il a clairement indiqué son pessimisme quant à l’avenir de l’Union européenne[3]. Il est d’ailleurs significatif qu’aucun journal français n’ait été associé à cette interview. Donald Trump s’est exprimé en direction d’un lectorat britannique et allemand, parce qu’en réalité ce sont aujourd’hui les deux seuls qui comptent. Il faut le constater pour le regretter, mais la France ne pèse plus, si ce n’est à la marge, dans les affaires européennes.
L’Union européenne, qui a été vendue à l’opinion publique française comme un moyen de démultiplier l’audience et le pouvoir de la France s’est transformée, dans sa réalité, en une machine visant à dissoudre l’influence française, stade préparatoire à la dissolution de la France elle-même. Et on s’aperçoit que depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy et celui de François Hollande, la capacité de la France à faire entendre sa voix dans la politique internationale ne cesse de régresser. Un point important dans ce mouvement a été la signature du traité TSCG, traité encore appelé « Merkozy » car négocié de fait entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy et avalisé dès le début du quinquennat de François Hollande. De ce point de vue la continuité est totale, mais elle est aussi catastrophique. La politique dite « européenne » suivie par les deux présidents et par leurs partis respectifs, les « Républicains » et le parti « socialiste », aboutit dès lors à une impasse totale.
Il faudra donc tirer tout le bilan de cet effacement de la France. La politique mise en œuvre par l’UE n’est plus supportable et n’est plus tolérable du point de vue des principes démocratiques. Il convient donc de bien regarder ce qui est en train de se jouer entre l’Union européenne et Mme Theresa May. Le fait qu’elle ait cité la Grande-Bretagne et la France comme deux puissances nucléaires, assurant ainsi par la dissuasion la paix en Europe (et donc au-delà du simple cadre de l’Union européenne) constitue un encouragement à ce que nous reprenions nos affaires en main.

Le Brexit créé un précédent…

Le processus du Brexit a donc été techniquement lancé par le discours de Mme Theresa May de ce jeudi 17 janvier. Il durera un certain temps, mais il convient d’en préciser maintenant le tempo. Il est clair que Theresa May dispose se deux atouts importants. Le premier est la dépréciation de la Livre Sterling. ON parle beaucoup d’un « effondrement » du taux de change, mais en réalité, si l’on regarde sur les dix dernières années, le taux de change de la Livre n’a fait que revenir à un niveau « normal » par rapport à la compétitivité du pays.
Graphique 1
Taux de change de l’Euro contre la Livre Sterling
a-01-eur-bpd-5ans
Source : BCE
Cette dépréciation explique d’ailleurs que les prévisions de croissance faites pour 2017 aient été relevées. On est vraiment très loin de la catastrophe annoncée à son de trompes par tous les anti-Brexistes et autres eurolâtres. Le FMI vient d’ailleurs de relever ses prévisions, qu’il avait baissé à l’automne 2015, de 1,1% de croissance à 1,5%[4]. Cela confirme que le Brexit joue bien en faveur du Royaume-Uni.
Theresa May détient cependant un autre atout dans sa manche. Elle peut menacer l’UE de jouer à fond la carte de la Grande-Bretagne comme paradis fiscal. Les deux pays qui seraient ici les plus touchés seraient la République d’Irlande et le Luxembourg, patrie de Jean-Claude Junckers…
On peut donc penser qu’elle arrivera à ses fins et que le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ne s’enlisera pas. Le point important ici est que ce divorce va établir un précédent. Jusqu’à maintenant la possibilité pour un pays de quitter l’UE était purement formelle. Bien sûr, cette possibilité existait théoriquement avec l’article 50 du traité de Lisbonne. Mais, les conditions politiques de sa mise en œuvre restaient très indistinctes. C’est pourquoi le discours de Theresa May est-il d’une telle importance. En matérialisant une stratégie de rupture, et en montrant qu’elle maîtrise cette stratégie, Mme Theresa May montre en réalité la faiblesse et l’impuissance de l’UE. Cette dernière ne s’avère donc pas seulement néfaste et dangereuse pour les pays membres, à l’exception de l’Allemagne ; elle s’avère incapable d’empêcher qu’on la quitte, et surtout qu’on la quitte pour son plus grand profit. Faire la démonstration du « coût » de cette rupture était l’un des grands enjeux pour l’UE. En échouant à faire monter les enchères et à dissuader un des grands pays qui la composaient de la quitter, l’UE signe son plus retentissant, et pus définitif échec.
[1] Sapir J., « The social roots of the financial crisis : implications for Europe » in C. Degryze, (ed), Social Developments in the European Union : 2008, ETUI, Bruxelles, 2009 ; Idem, « Is the Eurozone doomed to fail », pp. 23-27, in Making Sense of Europe’s Turmoil, CSE, Bruxelles, 2012.
[2] Sapir J., « Le vrai sens du terme. Le libre-échange ou la mise en concurrence entre les Nations » in, D. Colle (edit.), D’un protectionnisme l’autre – La fin de la mondialisation ?, Coll. Major, Presses Universitaires de France, Paris, Septembre 2009.

miércoles, 28 de diciembre de 2016

MOVIMIENTO POSTCAPITALISTA TRANSVERSAL 7 JAQUES.
LA ELITE POLITICA BANCARIA, EMPRESARIAL Y MEDIATICA ESPAÑOLA HACE AÑOS QUE CREYÓ QUE podía salvarse besando el culo de la élite neoliberal europea. Hoy esta élite parece desear su propia muerte, por lo que DEBEREMOS MANDAR A LA ELITE ESPAÑOLA AL CEMENTERIO DÓNDE YACEN LAS ELITES MEDIOCRATICAS CORRUPTAS QUE SE SUICIDARON A LO LARGO DE LOS SIGLOS XIX Y XX
El centro de Europa encabezado por la desahuciada Merkel, ignora su propia crisis existencial.
¿Cual podría ser la mejor noticia para el Santander de Ana Botín, la Societé General el Deutsche Bank que tener a todos los votantes no fascistas, a la izquierda, a la derecha y al centro, obligados a votar por un político mierda que quiera cortar el estado de bienestar, echar trabajadores a la calle y extender la jornada laboral?
Berenberg, primo pequeño del Deutsche Bank QUEBRADO DECÍA QUE "Con suerte"2017 podría ser más una oportunidad ... que un riesgo".
La "oportunidad" es atacar los salarios, las horas y el bienestar, y enriquecer a las personas que tienen 40.000 millones de euros en el banco privado. Es sintomático del enorme error de cálculo político que la élite política europea está haciendo.
El presidente de la Comisión Europea, Jean-Claude Juncker, dijo el domingo a un periódico austriaco que no habrá ninguna salida a la federalizacion actual basura de Europa.
Para completar el patrón de la idiotez intencional del Fondo Monetario Internacional (FMI), según fuentes del gobierno griego, eligió esta semana para presionar a Grecia más recortes de gastos Ignorando los ataques neonazis a los campamentos de inmigrantes en las islas griegas
En definitiva, se siente como si la élite centrista europea hubiera desarrollado un deseo de muertepara toda Europa.
En su novela Death in Venice de 1912, Thomas Mann retrata el deseo de muerte de la cultura europea cosmopolita a través de la obsesión amorosa de un anciano enfermo.
En la novela, las autoridades de la ciudad niegan la existencia de una plaga y, al hacerlo, crean las condiciones para su propagación.. La novela trata explícitamente de la autodestrucción del "alma europea". La situación de Mann en esta y otras novelas -el hotel Lido, el sanatorio suizo- resalta la fragilidad de una cultura transnacional una vez que estalla la crisis.
Para Mann, el mundo policultural del vestíbulo del hotel, donde los polacos hablan francés, los italianos se visten a la moda parisina y la banda toca selecciones de opereta húngara, es una frágil ilusión. Cuando una sola pieza se desmorona, todo cae..
Hoy nuestra policulturalidad es tan frágil como en la belle époque. Las libertades de Schengen son, todo menos reales. El programa Erasmus, el proyecto de intercambio de estudiantes de la UE, polinizó la vida de más de tres millones de estudiantes. Junto a la férrea y digna "ciudad de la cultura", los jóvenes europeos han estado creyendo en la escena artística de Berlín, en festivales de música masiva como Benicàssim en España, en la vida nocturna salvaje de Belgrado.Pero incluso esta cultura de base es frágil, porque sólo puede existir en un espacio cerrado de la política oficial. En la típica barra europea, playa o cafetería, la tolerancia existe porque las personas educadas dejan su nacionalidad y religión en la puerta.
La suposición de los jóvenes - implícita pero fuerte - es que toda política es una mierda pero no importa si ellos se puedan divertir..
Ahora la política y la nacionalidad de cada uno han comenzado a golpear la puerta. Y at the moment, han producido parálisis y miedo.
Los jóvenes responden a la nueva ola xenófoba asumiendo que el populismo de derecha ha ganado".
Mientras la élite confiada y transnacional se deleita con la famosa descripción de Samuel Huntingdon de los gobiernos nacionales como "residuos del pasado cuya única función útil es facilitar las operaciones globales de la élite ".Y a los demás que les zurzan.
Ahora se enfrentan a un movimiento internacional cuya coherencia crece a medida que disminuye la coherencia de los globalistas Obama, Wanda Merkel, Susanita de Sevilla, Mariano corrupto Rajoy y ........
Podemos detener esto?.Sí. Pero hay que rechazar la austeridad, invertir las privatizaciones de servicios públicos, basuras, electricidad,comunicaciones, transporte, subir los salarios y el robo del futuro de una generación joven..
La solucion es el Postcapitalismo evolutivo e inteligente del MOVIMIENTO 7 JAQUES, antítesis de PP,PSOE,Ciutadans y Podemos.